Les Oasis du Gourara en Algérie

Les oasis du Gourara mériteraient bien une autre appellation pour mieux qualifier la beauté dont elles s’entourent. Ce bout de paradis se pare, en effet, de toute sa magnificence pour envoûter ses visiteurs. Un pari qu’elles ont merveilleusement relevé car l’on a du mal à détacher le regard de leur splendeur.

La région de Gourara

Plongeant leur regard dans celui de l’oasis de Timimoun, les villages de Gouraris ont choisi de se placer au cœur de l’Algérie et de s’envelopper de cette aura magique qui ne cesse d’exhaler les effluves d’un lieu très spécial.

La première impression qu’ils évoquent est, par ailleurs, celui d’un tableau peint grâce au talent d’un artiste. Les villages de Gouraris semblent, en effet, surréel tant ils semblent flotter. De leur côté, les oasis du Gourara s’entourent de ce caractère rebelle qui attise chez ses visiteurs l’envie de les dompter.

C’est à une distance avoisinant les 1500 m d’Alger que l’on prendra soin de se rendre pour avoir l’opportunité de partir à la découverte de ces oasis hors du commun. Si la tendance tend à octroyer aux oasis des pouvoirs très spéciaux qui leur offrent la possibilité d’envoûter tous les iris qui se posent sur eux, les talents des oasis du Gourara vont au-delà du simple pouvoir, ils possèdent un véritable don pour plonger leurs visiteurs dans un état d’admiration dont ils ne sortiront plus car ils auront été ensorcelés.

Le Gourara est une région de taille moyenne dont l’une des principales caractéristiques repose sur l’accueil de ses villages. L’on aura beau voyager partout sur le globe, cet endroit figurera toujours sans nul doute parmi les lieux les plus accueillants. L’on ne peut, en effet, qu’être étreint par un sentiment de bien-être en sachant que l’on est le bienvenu. C’est la grande hospitalité des habitants qui offrira l’opportunité de faire la découverte des ksar ou les palmeraies.

Durant une période relativement longue, la région du Gourara a été associée au Twat. Il en a découlé qu’elle n’a fait l’objet que de peu de recherches. Ce qui a eu pour conséquence sa méconnaissance. Or, il s’avère qu’elle s’est faite l’écrin de nombreux trésors et qu’actuellement, elle demeure le berceau de joyaux de la culture de l’Algérie.

Outre la beauté dont elles s’enveloppent, les oasis du Gourara relatent une histoire : l’abandon de nombreux lieux se posent comme une preuve du mode de vie nomade que les habitants appréciaient mener. Parallèlement, en ce lieu, l’on découvrira des jardins ainsi que des palmeraies. L’on prendra alors le soin d’immortaliser ce paysage que l’on qualifiera tout simplement de féerique.

Histoire des oasis du Gourara

Il est acquis que les oasis du Gourara se sont faits le lieu de refuge de plusieurs peuples. C’est ainsi que la région est riche d’une grande culture car ces derniers ont largement contribué à faire de celle-ci un véritable trésor. Cet amalgame du mode de vie respectif de ces peuples est, en effet, parvenu à jeter les prémices, puis à asseoir une culture qui est devenue propre aux oasis du Gourara.

Les différents peuples qui ont habité les oasis n’ont pas manqué de laisser leurs empreintes sur l’île. L’on notera toutefois que lesdites empreintes, c’est au fur et à mesure que s’avancera le périple à travers les oasis du Gourara que l’on aura l’opportunité de les découvrir.

Les Harratins furent les premiers occupants des oasis. Après avoir établi un modus vivendi qui leur est devenu propre,  ils ont vu d’autres groupes s’établir sur les lieux de manière progressive :

Tout d’abord les Gétules, puis ce furent les Zénètes du Maghreb central qui décidèrent de s’y établir. Ce ne fut que par la suite que les Berbères de l’Ouest et du Tafilaft iront même jusqu’à braver les difficultés posées par une traversée de la Saoura pour occuper ces oasis.  Pour voir  les nomades prendre, de manière progressive, goût à l’environnement offert par ces derniers pour finir par s’y fixer, il fallut patienter pendant un temps relativement long. Ce sont ces groupes de nomades qui exerceront une domination sur la région.

Il découle, de ces pages de l’histoire des oasis du Gourara, que ses attraits ont exercé une véritable fascination sur de nombreux peuples. D’une manière générale, lorsque l’on relate le passé de ces oasis aux touristes, ceux-ci ne peuvent s’empêcher d’être étonné que ces peuples n’aient pas été jaloux les uns des autres et aient, de ce fait, cherché à exercer une emprise exclusive sur les oasis du Gourara.

Les oasis du Gourara

De loin, les fameux oasis du Gourara offrent une vue spectaculaire qui n’a de cesse de fasciner les regards qui s’y posent pour la première fois. D’ailleurs même pour une énième fois, l’on ne se lassera pas de contempler le spectacle offert par ces oasis « voguant » sur le bassin sédimentaire la sebkhra.

C’est alors l’imagination qui voguera à son tour pour esquisser des rêves qui se dérouleraient sur ces magnifiques oasis. Bien que possédant chacune leur caractéristique, elles présentent un point commun : celui de se matérialiser sous la forme d’un village dominant la palmeraie et qui présente une ouverture sur le bassin sédimentaire de la Sebkhra. La sebkhra sur laquelle les oasis sont situées et qui possède le pouvoir unique d’envoûter en s’enrubannant dans son passé : il y a de cela des siècles, des bateaux empruntaient ce chemin. En contemplant ce lieu, l’esprit esquissera la matérialisation du passé de cette Sebkhra.

Parmi ces oasis du Gourara se distingue celle de Timimoun que l’on appelle couramment Oasis Rouge. Rien qu’à son évocation, elle transporte déjà les esprits dans un autre monde. A sa vue, l’on et tout simplement ébloui : bâtie sur une terre en argile rouge ocre, elle possède ce pouvoir unique d’envoûter, de captiver ses visiteurs. Sa réputation n’est de ce fait aucunement surfaite puisqu’elle se situe pleinement au diapason de sa beauté. En ce lieu, la nature côtoie avec maestria la magnificence. C’est sans nul doute là que l’on se rendra pour avoir cette impression unique d’être suspendu entre ciel et terre.