Escapade à Alger

Alger, qui signifie en arabe Al Jazā’ir, est la capitale de l’Algérie, la ville se trouve au nord de l’Algérie, et est aussi le chef-lieu de la wilaya du même nom. Cette cité est érigée au pied des sommets du Sahel algérois. Sa superficie est assez moindre car elle n’occupe que 230 km² du pays et cette surface s’étale sur plus de trente kilomètres sur les côtes de la Méditerranée.

La forteresse turque de la région, qui date du 16e siècle, et qui est appelée la Casbah prédomine sur le territoire, et c’est celle-ci qui a valu le nom de tout le quartier.

La Casbah est en fait une cité fondée sur une élévation et dévale vers la mer. Cette dernière est subdivisée en deux zones distinctes, à savoir la ville Haute et la ville Basse. Des édifices et plusieurs mosquées datant du XVIIe siècle y sont sis; il y a par exemple le grande mosquée Ketchaoua qui a été construite vers la fin du 16e siècle par le Dey Baba Hassan, il s’y trouve aussi la mosquée el Djedid qui fut fondée durant la régence Turque, sa particularité est son énorme dôme ovale, la plus ancienne mosquée de la localité est El Kébir. A la Casbah, les rues étroites s’enchevêtrent et les maisons pittoresques se resserrent entre elles.

Situation géographique

La ville d’Alger se situe dans la baie, sur le littoral méditerranéen, sur les pylônes des collines du Sahel et à la sortie d’une plaine très productive, qui est la Mitidja. Le Grand Alger est constitué par une trentaine de communes. Il est à savoir que la ville d’Alger est après Casablanca la plus grande métropole de l’Afrique du Nord.

Les petites rues étroites et tortueuses de la vieille ville, édifiée sur les hauteurs rappellent à quel point la localité est âgée de plus d’un millénaire. Dans la partie antérieure de la région, la ville coloniale contemporaine aux très longues avenues s’étale tout le long du territoire. L’un des plus grands prestiges de la localité est la grande mosquée des Sunnites qui a été bâtie au cours du 11e jusqu’au 14e siècle : c’est une ancienne mosquée qui a été transformée en cathédrale Saint-Philippe au cours de la période coloniale avant d’être à nouveau une mosquée.

Mais il y a aussi la mosquée hanafite de la pêcherie qui remonte au 17e siècle. Et ce n’est pas tout, car la ville abrite également une cathédrale qui porte le nom de Basilique Notre-Dame d’Afrique qui est sise dans le quartier de Z’ghara, et qui fut construite au cours de l’année 1858, les gens peuvent y accéder par un téléphérique, et il est à savoir que c’est l’un de ses monuments les plus mémorables ; l’on y remarque de même un musée des Beaux-arts, des théâtres et un opéra, comme les habitants les aiment. Les districts qui se trouvent à proximité sont principalement des quartiers résidentiels et industriels.

Il s’y trouve aussi la plus ancienne université qui est d’ailleurs la première institution d’enseignement supérieur du pays. A part cela, Alger abrite des villes comme Koubba qui est un très vieux bourg, celui-ci a été enseveli par l’éclatement de la ville d’Alger. Koubba a très vite évolué au cours de la colonisation française. Il est désormais un vrai district d’Alger où plusieurs types de maisons sont bâties ainsi que des villas et des petits immeubles.

La vie économique

Les industries de la ville privilégient surtout les activités telles que la sidérurgie, le filtrage du pétrole, qui est l’une des plus importantes ressources de la capitale, la construction de bâtiments, l’industrie automobile, l’agroalimentaire et l’imprimerie. Son port, qui est le principal du pays, est une très grande voie de communication avec les pays étrangers et essentiellement les pays d’Europe. Ce dernier fait de l’Alger un centre d’échanges commerciaux, particulièrement en ce qui concerne les produits agricoles.

De plus, Alger avec tous ces atouts, est devenu un important axe pour les transports routiers et ferroviaires, qui a été néanmoins discrédité par l’aéroport international du pays qui lui fut construit plus tard. Alger, qui est surtout une ville de ressources financières et commerciales assez stable, est aussi le siège de plusieurs établissements politiques tels que des ministères, des ambassades, et des administrations.

Les origines de la région

Pendant la colonisation du territoire algérien, ce dernier devient siège du gouvernement général du pays, et des institutions militaires et des administrations sont mises en place. Vers l’année 1942, les Alliés arrivent en Alger et ont aussitôt instauré le Comité français de libération nationale ou CFLN, ou encore comité d’Alger. Une année après sa création, le comité devient officiellement le Gouvernement temporaire de la République française du général de Gaulle.

Durant huit longues années, la ville est un véritable lieu de combat, dirigée par le Front de libération nationale algérien ou le FLN pour l’obtention de l’indépendance du pays. Les actes de révolution du FLN commencent en 1956 et la bataille d’Alger montre un tout nouvel aspect de la guerre d’Algérie. En avril 1961, la révolte d’Alger est les derniers essais des généraux de l’armée française en Algérie pour que l’Algérie n’accède pas à son indépendance.

Finalement, le pays obtient son indépendance au cours de l’année 1962, et Alger devient la capitale de l’Algérie indépendante et les étrangers commencent à quitter le pays pour rejoindre leur terre d’origine. Avec la crise algérienne des années 1980, la capitale est soumise à un grand nombre rébellions populaires, plus particulièrement les révoltes de la faim de 1988 qui ont étés cruellement châtiées par la troupe nationale.

De ce fait, la guerre civile est déclarée et Alger devient encore et encore le siège des bases militaires. Au début des années 1990, Alger est divisée à cause de querelles concernant les croyances de la population, et ceci s’exprime par la grande rivalité qui a opposé les islamistes fonciers et les forces de l’ordre, et se traduit par des attaques terroristes et des meurtres de personnalités importantes.